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26 septembre 2026 PIRATAGE NEW CONFIRMÉ 4 min de lecture

Nintendo obtient 4,5 millions contre Archbox pour le piratage Switch

Nintendo of America a obtenu un jugement par défaut de 4,5 millions de dollars contre James C. Williams, connu sous le pseudonyme Archbox. Le tribunal fédéral de Seattle lui interdit aussi de poursuivre la diffusion ou la promotion de copies non autorisées de jeux Switch et d’outils de contournement.

Un jugement par défaut, sans débat au procès

Le 23 septembre 2026, le tribunal fédéral du district ouest de l’État de Washington a rendu un jugement contre James C. Williams dans le dossier Nintendo of America Inc. v. Williams. Le registre de la procédure indique un jugement par défaut : le tribunal a statué en faveur de Nintendo parce que le défendeur n’a pas répondu à la plainte sur le fond. Ce n’est donc pas une décision issue d’un procès contradictoire où les deux parties auraient présenté leurs arguments devant un jury.

Le jugement accorde à Nintendo 4,5 millions de dollars de dommages statutaires au titre de l’atteinte au droit d’auteur. Cette somme est bien une condamnation prononcée par le tribunal, et non le simple montant réclamé par Nintendo. Le dossier a été ouvert en juin 2024 et le tribunal le présente comme terminé le 23 septembre 2026.

Ce que le tribunal interdit à Archbox

La décision ne se limite pas à une somme d’argent. Elle contient une injonction permanente. James Williams ne peut plus rendre accessibles les boutiques en ligne qu’il exploite ou contrôle lorsqu’elles ont proposé des bibliothèques de jeux Switch piratés au téléchargement.

L’injonction vise également la distribution, la promotion, la vente, l’envoi ou l’aide à la diffusion de logiciels servant à contourner les protections d’accès aux jeux ou aux consoles Nintendo. Elle couvre enfin les copies non autorisées de jeux Nintendo et les actes qui encourageraient d’autres personnes à les obtenir. Le jugement demande aussi de désactiver les boutiques, comptes de réseaux sociaux, serveurs de discussion et autres canaux utilisés pour cette diffusion.

Pourquoi le montant atteint 4,5 millions de dollars

TechSpot rapporte que le montant correspond à 150 000 dollars pour chacun de trente jeux protégés retenus dans le dossier. Le registre judiciaire visible publiquement mentionne lui aussi les trente jeux Nintendo cités dans l’ordonnance. Ces dommages statutaires ne sont pas un calcul public du nombre réel de téléchargements, ni une estimation vérifiée des ventes perdues par Nintendo.

Nintendo Wire et TechSpot rapportent que Nintendo accusait Williams, connu en ligne sous le nom d’Archbox, d’avoir joué un rôle dans plusieurs « Pirate Shops » et dans la communauté Reddit r/SwitchPirates. Ces accusations ont été retenues dans le cadre du jugement par défaut. Elles ne permettent pas, à elles seules, de connaître le fonctionnement précis de chaque site ni le nombre de personnes ayant téléchargé des fichiers.

Un dossier distinct des cartes MIG déjà visées aux Pays-Bas

Cette affaire américaine n’est pas le jugement néerlandais récent portant sur la vente de cartes MIG Switch. Dans ce premier dossier, l’enjeu était la commercialisation d’un dispositif matériel présenté comme une cartouche et capable de contourner les protections de la console. Ici, le jugement vise James Williams et la diffusion de copies non autorisées de jeux ainsi que des outils de contournement.

Les deux décisions concernent le même écosystème, mais pas le même défendeur, ni la même juridiction, ni le même mécanisme. Les confondre ferait croire, à tort, que le tribunal américain a tranché sur toutes les cartes MIG ou que la décision néerlandaise portait sur les boutiques attribuées à Archbox.

Pour les joueurs, le réflexe est d’éviter les circuits parallèles

Une boutique, un serveur ou un compte qui propose de télécharger des jeux Switch sans passer par les canaux officiels n’est pas un simple bon plan. Le jugement montre que la diffusion de ces copies peut entraîner la fermeture rapide des canaux utilisés et des procédures longues contre leurs opérateurs. Un lien trouvé sur un forum peut aussi mener vers un fichier modifié ou un outil de contournement dont l’origine n’est pas vérifiable.

Pour protéger son compte et sa console, mieux vaut acheter les jeux et contenus depuis les circuits légitimes, éviter les logiciels destinés à contourner les protections et ne pas confier ses identifiants Nintendo à un intermédiaire qui promet un accès gratuit. Le risque ici n’est pas seulement la disparition du service : un compte ou une console associés à des pratiques non autorisées peuvent aussi perdre des fonctions en ligne, comme l’avait déjà signalé Nintendo dans d’autres affaires.

Ce que nous ne pouvons pas vérifier

Nous avons vérifié l’existence du jugement, son montant et l’injonction dans le registre public du dossier. En revanche, nous n’avons pas consulté l’intégralité des pièces déposées sous scellés éventuels, ni le texte complet de l’ordonnance de vingt-deux pages. Nous ne pouvons donc pas détailler chaque preuve examinée par le tribunal.

Nous ne pouvons pas non plus vérifier si Nintendo recouvrera effectivement les 4,5 millions de dollars, combien de personnes ont utilisé les boutiques en cause, ni quels comptes et serveurs restent encore actifs. Le jugement interdit les canaux contrôlés par Williams, mais ne constitue pas une mesure générale contre tous les sites ou utilisateurs liés au piratage de jeux.

Le déroulé

  • 28 juin 2024 · Nintendo of America dépose plainte contre James C. Williams, dit Archbox, devant le tribunal fédéral de Seattle.
  • 8 novembre 2024 · Le greffe inscrit le défaut du défendeur dans le dossier.
  • 23 septembre 2026 · Le tribunal accorde un jugement par défaut, 4,5 millions de dollars et une injonction permanente à Nintendo.

Ce qu'il faut faire

  • Évitez les téléchargements proposés par des boutiques ou serveurs parallèles. Une copie de jeu ou un outil de contournement provenant d’un circuit non officiel peut disparaître sans préavis et ne donne aucune garantie sur le fichier reçu.
  • Ne partagez pas vos identifiants Nintendo pour obtenir un accès prétendument gratuit. Un intermédiaire n’a pas besoin de votre compte pour vendre un jeu légalement, et un mot de passe transmis peut être réutilisé contre vous.
  • Gardez les protections de la console intactes. Un logiciel conçu pour les contourner peut aussi compromettre les services en ligne et les mises à jour de votre appareil.

Sources : Dossier Nintendo of America Inc. v… ↗ · Nintendo Wire ↗ · TechSpot ↗

Article rédigé et vérifié par Cyberfaille, avec assistance IA. Un doute, une correction ? écrivez-nous.