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8 septembre 2026 FUITE NEW CONFIRMÉ 4 min de lecture

Fuite chez Jinko : des données de santé de patients atteints de cancer exposées

La plateforme Jinko.care a confirmé à France Inter un accès non autorisé à ses systèmes et l’exfiltration de données personnelles. La presse rapporte que l’incident concerne plus de 3 500 personnes et que certains éléments exposés portent sur des informations de santé et de parcours de soins. L’étendue exacte de la fuite et sa cause ne sont pas publiées par Jinko.

Jinko confirme un accès non autorisé et une exfiltration

Jinko se présente comme un dispositif français d’accompagnement des personnes touchées par le cancer, en lien avec des médecins, associations de patients et professionnels de santé. La plateforme indique proposer des programmes personnalisés avant, pendant et après les traitements. C’est ce contexte qui rend l’incident particulièrement sensible : les données confiées à ce type de service peuvent décrire bien plus qu’un simple compte en ligne.

Dans une réponse communiquée à France Inter, l’équipe de Jinko a confirmé un « accès non autorisé » ainsi qu’une « exfiltration de données ». Elle dit avoir sécurisé ses systèmes, informé directement les personnes concernées et prévoir de déposer plainte. Cette confirmation permet d’affirmer qu’un incident a eu lieu. Elle ne permet pas, à elle seule, de valider chaque détail de l’archive diffusée sur un forum cybercriminel.

Des informations médicales et des parcours de soins signalés

France Inter et Franceinfo rapportent que les informations de plus de 3 500 personnes ont été récupérées. Les éléments consultés par les journalistes comprendraient notamment des données relatives au type de cancer, aux traitements, aux praticiens, à l’état de santé et à la fatigue. Des conversations écrites, parfois des messages vocaux, ainsi que des photos ou documents, dont certains à caractère médical, seraient également concernés.

FrenchBreaches avait auparavant relevé une revendication publiée le 7 septembre sur un forum cybercriminel. Son auteur affirmait détenir une base et une archive de fichiers attribuées à Jinko. Les chiffres précis, le nombre de tables techniques et le contenu complet annoncés dans cette revendication restent des déclarations de l’auteur de la publication. Ils ne doivent pas être confondus avec la confirmation de l’accès non autorisé par Jinko.

Pourquoi ces données peuvent rendre une arnaque crédible

Un courriel frauduleux devient plus convaincant s’il mentionne le nom d’un service réellement utilisé. Ici, la présence éventuelle d’informations sur un traitement, un rendez-vous, un praticien ou un établissement pourrait fournir à un escroc des détails très personnels. Le but peut être d’obtenir un document, un paiement, un code reçu par SMS ou de pousser une personne à cliquer sur un faux espace patient.

La prudence ne consiste pas à ignorer toute communication médicale. Elle consiste à ne pas répondre avec des informations ou des codes à un message inattendu, même s’il paraît connaître votre situation. Pour une demande urgente liée à un soin, un remboursement ou un rendez-vous, utilisez les coordonnées déjà connues de votre équipe soignante ou de la plateforme, plutôt que le lien ou le numéro proposé dans le message reçu.

Une intrusion dont la méthode n’est pas établie publiquement

Selon France Inter, l’auteur de la revendication a affirmé avoir exploité une faille connue dans le système gérant la base de données. Cette explication vient du pirate lui-même. Jinko n’a pas rendu publique la méthode d’intrusion et aucune expertise indépendante publiée ne permet, à ce stade, d’en attribuer la cause à une vulnérabilité précise, à des identifiants compromis ou à une configuration défaillante.

Cette distinction compte. Expliquer trop vite comment une attaque a eu lieu peut transformer une hypothèse en fait. Ce qui est confirmé est l’accès non autorisé et l’exfiltration. La chronologie précise de l’intrusion, la date de découverte et le vecteur initial restent inconnus publiquement.

Les réflexes utiles pour les personnes concernées

Si vous utilisez ou avez utilisé Jinko, l’information importante est d’abord de lire attentivement le message reçu directement de la plateforme, sans suivre de lien reçu par un tiers. Conservez les coordonnées habituelles de votre médecin, de votre établissement et de la plateforme afin de pouvoir vérifier un appel ou un SMS en les contactant vous-même.

Méfiez-vous particulièrement des demandes qui invoquent un résultat, une ordonnance, un traitement, un rendez-vous ou un remboursement pour vous faire agir dans l’urgence. Aucun interlocuteur légitime n’a besoin que vous lui communiquiez un code de connexion ou de validation reçu par SMS. En cas de doute, interrompez l’échange et rappelez un numéro que vous connaissiez déjà.

Ce que nous ne pouvons pas vérifier

Nous ne pouvons pas vérifier le contenu complet de l’archive revendiquée, ni confirmer tous les volumes et toutes les catégories de données annoncés par son auteur. Jinko confirme l’exfiltration, mais n’a pas publié de bilan détaillé indiquant le nombre exact de personnes, de fichiers ou de documents concernés.

Nous ne pouvons pas non plus vérifier la méthode d’intrusion, l’identité de l’auteur, la date à laquelle les données ont été obtenues, ni les éventuelles copies déjà réalisées depuis leur publication. Les informations disponibles pourront évoluer avec l’enquête et les communications de Jinko ou des autorités.

Le déroulé

  • 7 septembre 2026 · Une revendication attribue à Jinko une base de données et une archive de fichiers.
  • 8 septembre 2026 · France Inter et Franceinfo rapportent la fuite et la confirmation par Jinko d’un accès non autorisé ainsi que d’une exfiltration.
  • Après la confirmation · Jinko indique avoir sécurisé ses systèmes, informé les personnes concernées et prévoir le dépôt d’une plainte.

Ce qu'il faut faire

  • Vérifiez par un canal déjà connu. Pour un message relatif à votre santé, contactez vous-même votre médecin, établissement ou la plateforme avec des coordonnées habituelles.
  • Ne communiquez jamais un code reçu par SMS. Un faux conseiller peut s’appuyer sur des détails médicaux ou un rendez-vous pour rendre cette demande crédible.
  • Gardez les messages suspects. Une capture du SMS, du courriel ou du numéro appelant aidera la plateforme ou votre établissement à identifier une campagne ciblée.

Sources : Franceinfo / France Inter ↗ · Jinko.care ↗

Article rédigé et vérifié par Cyberfaille, avec assistance IA. Un doute, une correction ? écrivez-nous.