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4 septembre 2026 PIRATAGE NEW CONFIRMÉ 4 min de lecture

Faux colis : l’image paraît vraie, le lien reste le piège

Les faux messages de livraison de colis restent l’un des thèmes d’hameçonnage les plus utilisés en France. Une image de cartons, une étiquette crédible ou même un message vocal peuvent désormais renforcer l’illusion. Pourtant, le mécanisme ne change pas : provoquer un clic rapide pour récupérer des données personnelles et bancaires.

Un prétexte qui fonctionne parce qu’il paraît banal

Un SMS annonce un colis bloqué, des frais de livraison, une adresse à confirmer ou un point relais à choisir. Le message imite le nom d’un transporteur connu, parfois celui d’un livreur. Cybermalveillance.gouv.fr décrit cette famille d’arnaques comme l’un des thèmes les plus massivement utilisés pour l’hameçonnage. Elle vise aussi bien les courriels que les SMS.

Le piège tient à une habitude réelle : beaucoup de personnes reçoivent effectivement des notifications de livraison. Sur un téléphone, un message court laisse peu de place pour analyser l’expéditeur ou l’adresse du site. L’urgence ajoutée par l’escroc, par exemple la promesse d’un colis renvoyé ou de frais à régler, pousse à agir avant de vérifier.

L’objectif est souvent la carte bancaire, pas le petit paiement

Le lien conduit vers un site qui reprend l’apparence d’un transporteur. Il demande d’abord des informations d’identité ou de contact, puis les coordonnées bancaires pour payer quelques euros de frais supposés. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, ce paiement est rarement le véritable objectif : les fraudeurs cherchent surtout à récupérer les données de la carte pour les utiliser ou les revendre.

Le risque ne s’arrête pas toujours là. Les informations obtenues peuvent alimenter une fraude au faux conseiller bancaire dans les heures ou les jours suivants. D’autres variantes cherchent à faire installer une application malveillante, à voler un compte ou à faire rappeler un numéro. Un même scénario de colis peut donc cacher des conséquences très différentes.

Une image réaliste ne prouve rien

ZATAZ a signalé le retour de campagnes jouant sur des visuels de cartons, d’étiquettes et de codes-barres, parfois accompagnés de sons ou de voix destinés à rendre le message plus convaincant. Le média relève que des textes incohérents ou illisibles dans une image peuvent constituer un indice de génération artificielle. Mais il souligne aussi qu’une mauvaise compression ou une faible résolution peut produire le même effet.

C’est une nuance importante. Chercher à décider en quelques secondes si une image a été créée par intelligence artificielle est une mauvaise ligne de défense : une image nette peut servir une fraude, et une image floue n’en est pas automatiquement la preuve. L’élément décisif est ailleurs, dans l’action demandée. Un message inattendu qui impose de cliquer ou de payer doit être vérifié par un autre canal.

Le suivi doit être ouvert par vous, jamais depuis le SMS

Les entreprises de livraison ne demandent pas le paiement d’un colis par SMS ou par courriel, rappelle Cybermalveillance.gouv.fr. La vérification fiable consiste à ouvrir vous-même l’application officielle du transporteur ou à saisir son adresse habituelle dans le navigateur. Vous pouvez également consulter le suivi d’un colis que vous attendez, sans utiliser le lien reçu.

Si le message contient un lien et que vous avez un doute, ne cliquez pas. Sur ordinateur, survolez-le sans cliquer pour voir l’adresse annoncée. Sur téléphone, un appui long peut permettre de l’afficher. Une adresse qui ne correspond pas exactement au domaine officiel doit faire fermer la page immédiatement. N’y renseignez ni coordonnées bancaires, ni identifiants, ni code reçu par SMS.

Signaler et réagir vite si des données ont été données

Un SMS frauduleux peut être transféré au 33700, service gratuit de signalement. Cybermalveillance.gouv.fr conseille aussi de conserver le message, le numéro ou l’adresse du site, puis de signaler le contenu et de bloquer l’expéditeur. Ces éléments peuvent aider à faire retirer ou bloquer une campagne.

Si vous avez saisi les données de votre carte ou constatez des débits suspects, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition. Si vous avez donné un mot de passe, changez-le sans attendre sur le service concerné et sur les autres services où il serait réutilisé. Gardez les captures et l’adresse du faux site : elles seront utiles pour les démarches et un éventuel signalement.

Ce que nous ne pouvons pas vérifier

Nous ne pouvons pas confirmer de manière indépendante l’existence, l’ampleur ou l’auteur d’une campagne précise montrée par ZATAZ, ni établir qu’un visuel particulier a été généré par intelligence artificielle. Le média explique lui-même qu’un texte flou ou incohérent dans une image ne suffit pas à le prouver.

Aucun nombre de destinataires, de victimes ou de cartes compromises n’est publié pour le signal évoqué. Les faits établis dans cet article sont donc le mécanisme général et les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr, dont la page sur les faux colis a été mise à jour le 26 août 2026.

Le déroulé

  • 26 août 2026 · Cybermalveillance.gouv.fr met à jour sa page consacrée à l’hameçonnage à la livraison de colis.
  • 3 septembre 2026 · ZATAZ signale des arnaques aux colis utilisant des visuels et des éléments sonores plus réalistes.
  • 4 septembre 2026 · Rappel des réflexes : vérifier le suivi depuis un canal officiel et signaler les messages suspects.

Ce qu'il faut faire

  • Ouvrez le suivi par vous-même. Utilisez l’application officielle du transporteur ou saisissez son adresse habituelle, au lieu de suivre le lien reçu par SMS ou courriel.
  • Ne donnez aucune donnée pour des frais de livraison reçus par message. Un formulaire demandant votre carte bancaire pour quelques euros vise souvent à collecter vos coordonnées de paiement.
  • Transférez le SMS au 33700. Conservez également le message et l’adresse du site afin de pouvoir les signaler et de documenter une éventuelle fraude.

Sources : Cybermalveillance.gouv.fr ↗ · ZATAZ ↗

Article rédigé et vérifié par Cyberfaille, avec assistance IA. Un doute, une correction ? écrivez-nous.